vendredi, 3 juillet , 2020

La course à pied

La course à pied est une discipline de l’athlétisme, qui consiste à courir sur une distance plus ou moins longue. Elle peut se pratiquer sur route, en pleine nature ou sur une piste d’athlétisme. De nombreuses compétitions existent comme le cross-country ou le marathon. Mais on retrouve aussi la course à pied dans des épreuves multi-disciplines comme le triathlon. En France, les compétiteurs doivent être licenciés ou fournir un certificat médical aux organisateurs pour des raisons d’assurance.

Les courses sur piste vont du 60 m au 10 000 m, les courses de cross-country, de 4 à 12 km. Les courses sur route peuvent être de n’importe quelle distance, mais les distances courantes sont le 5 km, le 10 km, le semi-marathon (21,1 km) et le marathon (42,195 km). L’épreuve de 100 km est une épreuve de course à pied appartenant à la famille du grand-fond. Le plus mythique des 100 km français, discipline assez confidentielle (moins de 2 000 coureurs), est celui de Millau.

1. Analyse de l’activité
Pour fonctionner, le muscle à besoin d’énergie. Pour produire cette énergie le coureur utilise 3 types de filières qui agissent en synergie, s’influencent, s’autorégulent et sont donc étroitement liées. Elles sont activées à des niveaux différents selon la durée et l’intensité de l’effort.

  • Les filières anaérobiques: elles fonctionnent sans apport d’oxygène. Elles permettent de fournir une très grande quantité d’énergie sur un temps très court. Elles interviennent lors d’efforts intenses et de courtes durées.
    On distingue 2 types de filières anaérobies:
    – La filières anaérobie alactique sans apport d’oxygène et sans production d’acide lactique;
    -La filière anaérobie lactique sans apport d’oxygène et avec une production d’acide lactique.
  • La filière aérobie: moins efficace pour fournir une très grande quantité d’énergie sur une courte durée mais théoriquement illimitée dans le temps (plusieurs heures selon le type d’effort) .

Le tableau ci dessous montre l’interaction des différentes filières.

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2.Les fondements théoriques
La performance en course à pied dépend de 3 paramètres :

  • De la VMA ou vitesse maximale aérobie,
  • De l’ endurance aérobie: capacité à maintenir un pourcentage élevé de la VMA,
  • De l’économie de course dépendant de la technique de course.

Quelque soit la course que l’on prépare (10 km ou marathon), afin d’avoir un entraînement complet, l’entraînement doit permettre d’améliorer ces différents facteurs de la performance. La différence entre différentes disciplines est le temps d’entraînement que l’on consacre au développement de chacune de ces qualités. La qualité d’endurance aérobie est déterminante.
Lors des courses en aérobie, l’oxygène (par l’ATP) nécessaire aux muscles est fourni par la respiration cellulaire (par exemple une course lente sur 10km).
Lors des courses en anaérobie , l’oxygène (par l’ATP) nécessaire aux muscles n’arrive pas en quantité suffisante, la VO2 max (Volume maximum d’oxygène qu’un individu peut inspirer) est donc atteinte. Pour alimenter suffisamment le muscle en énergie, du glycogène (du glucose transformé, stocké dans le foie et les muscles) intervient en plus. Après son utilisation, il s’oxyde via de l’acide pyruvique et se transforme en acide lactique, qui produit aussi de l’énergie (partielle) par sa fermentation, mais qui empêche à un moment donné de continuer l’activité anaérobie, le taux d’acide lactique dans les muscles devenant trop élevé (par exemple lors d’une course rapide sur 200m).