dimanche, 20 septembre , 2020

Basket ball

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LE BASKET BALL

Inventé par le professeur canadien d’éducation physique JAMES NAISMITH, en décembre 1891. Les matchs de basket de nos jours, ont une durée de 40 minutes ( 4 périodes de 10 minutes entrecoupé de 2 min et 13 à 16 min pour la mi-temps), l’exception à cette règle est la NBA (ligue américaine) considérée comme la meilleure au monde; ou les jeux durent 48 minutes (4 périodes de 12 minutes). les arrêts de jeux représentent 56% alors que le temps de jeux réel est de 44%.
A -Structure du jeu:
la durée du temps de jeu réel (TJR) est de 36 minutes 05 secondes. La durée totale moyenne du match (DTM) est supérieur à 81 minutes.
a-1: Séquence de jeu
les travaux de Cometti et Guillaume Travaillant ont comptabilisées 50 à 70 séquences de jeu, d’une durée moyenne de 34 à 38 secondes, ces séquences de jeu étaient suivi d’arrêt ( mi-temps et pauses entre les quart temps non comprises) d’une durée moyenne de 28″ à 36″, illustrant le caractère intermittent de l’activité et suggérant une récupération incomplète
a-2: composition du temps de jeu Réel

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B-Intensité des efforts
la durée totale des efforts intenses représente 5.6% de la DTM (environ 4 min 30s) soit 12.8% du TJR; les efforts moyens 9,2% de la DTM (environ 7 min 30s), soit 20,6% du TJR, les efforts faible 14,2% de la DTM ( environ 11minutes 30s) soit 31,7% du TJR; et les périodes de récupération 15,4% de la DTM( environ 12min 30s) soit 34,9% du TJR.
b-1: Variation d’intensité
la nature et l’intensité des exigences physiques du basket ball est également illustré par les brusques variations d’intensité au cours du jeu. On peut comptabiliser le nombre d’accélération explosives et le nombre de blocages des appuis au sol.
b-1-a: accélération explosives:
L’accélération explosive se définie comme la variation d’intensité subie lors de l’enchainement d’une action lente ( ou de récupération) avec une action d’intensité maximale (sprint ou appuis spécifiques intenses). Les travaux de Cometti ont ainsi compté 48 à 62 accélérations explosives par match soit 0,7 accélération par minute ou une toutes les 1min 27sec.
b-1-b: Blocages des appuis
On note entre 53 et 95 blocages d’appuis par match, soit moins de 1 blocage par minute ou un toutes les 1 min 06 sec.
C- les types d’action
C-1 les sprints
On compte 0,7 sprints par minute de la DTM (soit un toutes les 1min 27 sec), 1,14 courses moyenne par minute de la DTM (soit une toutes les52 secondes) et 1,55 courses lentes par minute de la DTM (soit une toutes les 39 secondes). Le nombre moyen de sprint correspond approximativement selon Cometti(1996) aux 60 courses de moins de 5 secondes.
C-2: Les appuis spécifiques
Étaient considérés comme des appuis spécifiques toute action de déplacement ou de replacement des appuis au sol différente d’une locomotion ordinaire de type marche ou course (avant ou arrière). C’est grâce à ce type d’action que se réalisent des actions décisives en défense, que s’exécutent des feintes de corps efficaces ou encore que l’on parvient à prendre le dessus sur son adversaire direct lors des duels offensifs.
le % d’action en appui spécifiques atteint 19% de la DTM ( soit prés de 42% du TJR) dont environ 4% d’appui spécifiques intenses (9% du TJR)
Tableau: évolution du nombre moyen d’action en appuis spécifiques intenses selon la durée

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C-3 Les sauts
le nombre total de sauts moyens et intenses par match varie de 21 à 50, cela équivaut à un saut toutes les 2 min28 secondes de la DTM ou un saut intense toutes les 3 min 29sec
C-4 Les chocs
les joueurs doivent supporter un nombre répété de coups et autres chocs au cours du jeu, en moyenne 27 par match.
Conclusion
le but de ce document non exhaustif est avant tout de fournir aux spécialistes du basket ball aux préparateurs physiques des données de l’effort des joueurs (de proA dans ce document). Pour cela le préparation physique doit tenir compte:

  • de la durée du match
  • les qualités anaérobique: effort court et intense suivi d’une récupération plutôt longue
  • des séquences d’action dont les durées moyennes sont pour:

– des efforts intenses: 2 à 3 secondes
– des efforts moyens ou faibles: 6 à 7 secondes
– la récupération: 18 secondes

  • la fréquence d’apparition des actions intenses selon les modalités suivantes:

-Effort intense toutes les 27 secondes de la durée totale du match (DTM)

– Un sprint toutes les 1min 27″ de la DTM
– des appuis spécifiques intense, toutes les 39 s de la DTM
-Un saut intense toutes 3 min 29 s de la DTM

Quelques pistes de travail:
En vitesse
les objectifs sont:  Travailler la vitesse de démarrage, les temps de réaction et changement de direction. Il est intéressant de faire les exercices dans les conditions de jeu avec les chaussures de basket etc. (notion de transfert). Garder la motivation en travaillant sous forme de duel (course à 2 ou 3), de varier énormément les départs (temps de réaction sonore, visuel, départ sur un pied, déséquilibre avant, sprint avec ou sans ballon etc)  et de mettre des gages pour les perdants ( faire des pompes, porter les vainqueurs etc.).
En travail aérobie
le travail intermittent à pris le pas sur le travail continu et le travail strictement lactique. Ce travail doit répondre aux différents types d’efforts rencontrés dans ce sport. A partir des tests de VMA ( Leger bouger, test 45″ 15″ de George Gacon etc. ) il est possible de calculer des distances de travail. Ces tests sont très appropriés pour bien doser et spécifier le travail. exemple: un joueur de VMA 14 pour un travail intermittent de type 30″/30″  à 110% de VMA doit parcourir une distance de 128m.

En musculation
Le travail de musculation doit permettre un renforcement musculaire, d’améliorer le gainage et de développer l’explosivité; le renforcement musculaire ( notamment du haut du corps) doit permettre de résister aux impacts lors de tous les écrans (porteur et non porteur), des tirs avec contacts, mais aussi lors des luttes pour le rebond et des prises de position préférentielle. Le travail doit toujours être équilibré (agoniste et antagoniste) et doit permettre un développement harmonieux des différentes ceintures (scapulaire et pelvienne).                      Le travail du bas du corps est primordial pour le les mêmes raisons citées précédemment, mais permettra aussi de développer la force , la puissance des jambes pour les sauts et les démarrages. Le travail de puissance des cuisses est important pour tous les démarrages et un travail de mollets en pliométrie. Le travail de gainage doit permettre une meilleure transmission des forces lors des sauts et des courses. Le travail doit être majoritairement isométrique car les abdominaux sont déjà trés sollicités de façon dynamique lors de tous les sauts.
La proprioception
ce travail à pour but de stimuler les réflexes proprioceptifs et les mises en tensions musculaires lors des reprises d’appuis. Il peut être effectué sur sol mou, avec ou sans changement de direction, sur des planches pour travailler la cheville. Le fait de travailler, les yeux ouverts ou fermés peut aussi permettre de moduler la difficulté. Ce travail de proprioception effectuer régulièrement peut être trés intéressant pour éviter nombre de blessures et nécessitent pas forcément un temps trés important.
Exemple: Lors d’une séance de musculation sur le bas du corps, on peut inclure de la proprioception lors des 3 min de récupération entre 2 séries. Le joueur, après son demi-squat, se place sur une planche de proprioception et travaille chaque cheville pendant quelques secondes ( pour que ce soit plus ludique un partenaire peut lui lancer un ballon ou in medecine-ball) puis il prend 2 minutes de récupération passive.